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Face au mensonge du miracle algérien  posté le dimanche 22 avril 2012 00:57

Blog de paysagiste :architecte-paysagiste, Face au mensonge du miracle algérien

Les espaces réservés à l’activité agricole font l’objet de nouvelles mesures législatives mitigées, tantôt favorables à l’optimisation de l’exploitation des terres et tantôt autorisant leur conversion à des fins autres qu’agricoles.

Depuis le mois de février dernier, les terres à vocation agricole relevant de la propriété privée ne peuvent plus rester inexploitées quel qu’en soit le motif. En effet, la commission ad hoc de constatation de non-exploitation des terres agricoles vient d’être relancée à la faveur du décret exécutif 12-83 du 20 février 2012 modifiant et complétant le décret exécutif 97-484 du 15 décembre 1997 fixant la composition de l’organe ad hoc ainsi que la procédure de mise en œuvre de la constatation de non-exploitation des terres agricoles.En plus du directeur des services agricoles de wilaya, un membre de la chambre d’agriculture et un membre d’APW, la commission en question comprend désormais le directeur de l’office des terres agricoles de wilaya. Aux termes de ce texte de loi, la non-exploitation des terres agricoles est constatée à l’initiative des membres de ladite commission, des services agricoles de wilaya, de l’ONTA ou sur saisine de toute autre personne. Cependant, la commission en question est appelée à mener des enquêtes auprès des exploitants de terres relevant de la propriété privée.

Les professionnels du secteur et les spécialistes en la matière sont unanimes quant à l’importance de ces nouvelles mesures juridiques, mais tout en relevant la problématique de l’inapplication des lois qui a toujours été à l’origine de plusieurs contraintes et dépassements. Sinon, les pouvoirs publics oseront-ils un jour assainir la situation de l’ensemble des terres agricoles détournées de leur vocation initiale par leurs propriétaires qui, au lieu de développer des activités agricoles sur leurs propriétés, ont préféré verser dans la spéculation immobilière. Le cas de la vallée du Sébaou dans la wilaya de Tizi Ouzou est significatif à cet égard. Des centaines d’hectares de terres à hautes potentialités agricoles ont servi ces deux dernières décennies à la construction d’habitations et autres commerces.

Mieux encore, les bâtisses y sont érigées illicitement de point de vue de la loi en vigueur, sachant que leurs promoteurs n’ont pas eu de permis de construire vu la vocation agricole de ces terres. L’autre mesure législative concernant le foncier et qui vient d’être promulguée concerne le projet du parc des Grands Vents dans la wilaya d’Alger. Il s’agit du décret exécutif 12-168 du 5 avril 2012 modifiant et complétant le décret exécutif 06-235 du 4 juillet 2006 portant déclaration d’utilité publique l’opération relative à l’aménagement du parc des Grands Vents. Après avoir été de 630 ha seulement, la superficie qui sera consacrée à ladite infrastructure vient d’être élargie à 1059 ha, soit 429 ha de plus et dont 223 ha seulement sont destinées aux espaces verts. Les terres sur lesquelles le parc sera réalisé, faut-il préciser, ont des potentialités agricoles qui n’ont guère besoin d’être prouvées.

Le parc s’étalera respectivement sur les territoires des communes de Delly Ibrahim (196 ha), Ouled Fayet (203 ha dont 40 ha accueilleront un centre d’enfouissement technique), El Achour (544 ha), Baba Hassen (96 ha) et Draria (20 ha).

Navigation à vue

Ainsi, la politique d’aménagement urbain dans la région d’Alger qui ne cesse pas de favoriser l’extension urbaine au détriment des autres secteurs, notamment agricoles, est appelée à être revue.
Un rapport de la Banque mondiale réalisé en 2009 sous le thème de «la mobilité urbaine dans l’agglomération d’Alger : évolutions et perspectives», souligne : «Différents plans d’urbanisme se sont succédé pour la ville d’Alger (…) mais apparemment sans grande efficience opérationnelle sur le terrain et sans grande cohérence dans la vision et la stratégie de développement à moyen et long termes de l’agglomération.» Le même rapport cite un document officiel attestant que «tous les plans conçus depuis l’indépendance du pays ont apporté de fausses réponses à la métropolisation, pour différentes raisons énumérées par les auteurs du document et dont la principale résidait dans leur incohérence».

Analysant la politique d’aménagement urbain menée dans la capitale entre 1998 et 2008, les experts de la Banque mondiale accablent davantage les pouvoirs publics dans un chapitre intitulé «du grand projet urbain pour la capitale à la révision du PDAU, la navigation à vue».Sur cette lancée, il est constaté qu’«après la dissolution du Gouvernorat d’Alger en 2000 pour des raisons d’inconstitutionnalité, l’essentiel de la pratique planificatrice des autorités de la wilaya, qui ont repris les choses en main, a consisté à essayer de caser les différents programmes de logements sociaux, d’équipements publics et de voirie en fonction des disponibilités foncières qui ont dicté les opportunités de localisation de ces programmes.»

Même au sein de la communauté universitaire algérienne, l’extension effrénée de la capitale suscite une grande attention. Les nombreux de travaux de recherche menés ces dernières années réitèrent à l’unanimité les conséquences négatives de la densification urbaine dans la région d’Alger et sa périphérie. Une étude réalisée en 2010 par Atika Belhaï Benazzouz et Nadia Djelal de l’école polytechnique, d’architecture et d’urbanisme (Alger) et intitulée «Le foncier vecteur de l’étalement urbain algérois», souligne : «La ville (Alger, ndlr) se trouve devant une prolifération du tissu urbain s’étalant dans toutes les directions en dépit d’une législation pourtant fournie. Les recensements de 1987 et de 1998 ont montré l’ampleur de cet étalement qui continue à se faire sans tenir compte de l’environnement naturel et du patrimoine foncier agricole de la Mitidja. Si en 1977, Alger n’occupe pas plus que 7 500 ha, aujourd’hui elle s’étale sur plus de 80 900 ha (…) Le dernier RGPH révèle que l’urbanisation de la ville d’Alger, qui a atteint un taux de 94,67%, prend des dimensions alarmantes et entraîne une mauvaise gestion et une quasi-généralisation des problèmes fonciers».      

 "L'Algérie d'aujourd'hui, n'est pas un pays à refaire mais à mieux faire, c'est un pays qui a besoin d'une correction, pas d'une reconstruction. L'Algérie n'a pas besoin de mener la révolution contre son roi mais avec un gouvernement élu démocratiquement !!"

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Les paradoxes de la rhétorique urbaine en Algérie  posté le dimanche 04 mars 2012 20:57

Blog de paysagiste :architecte-paysagiste, Les paradoxes de la rhétorique urbaine en Algérie

Malgré la volonté législative des autorités de l’Etat algérien de mettre en place les grandes décisions pour la réussite de l’amélioration urbaine. À un demi-siècle de l’indépendance de l’Algérie, il est primordial de rendre le fait urbain clairement reconnu par tous, afin de réussir un meilleur cadre de vie des citadins, loin de la rhétorique des autorités concernées.

 

La ville de Sétif, jadis connue pour la propreté de ses rues et où il faisait bon vivre, est devenue un véritable dépotoir. Annoncées par les autorités locales de la wilaya de Sétif depuis plusieurs années, les opérations d’amélioration urbaine dans les différentes cités de la wilaya semblent faire du sur place, puisqu’en effet, hormis les opérations qui ont touché le ravalement des façades des bâtiments, la peinture et l’étanchéité dans certaines cités, les habitants souffrent encore de la détérioration de leur cadre de vie, puisque de nombreux habitants des cités-dortoirs de la capitale des Hauts-Plateaux, las d’attendre l’amélioration de leurs conditions de vie, se sont à maintes reprises rapprochés des médias quotidiens pour rendre public leur calvaire car ils n’arrivent pas à comprendre l’approche des autorités locales qui ne se soucient guère de la décrépitude de leurs cités où le bitume, les aires de jeux et les espaces verts s’inscrivent aux abonnés absents.

Les habitants de ces cités s’interrogent sur le mutisme des services concernés par ces opérations payées à coups de milliards par la taxe sur l’habitation qui figure sur les factures de l’électricité car bien que la wilaya de Sétif dispose d’architectes et d’urbanistes, les villes de la wilaya pataugent toujours dans d’inextricables difficultés et cela même au sein de la ville de Sétif, puisque hormis les artères principales de la ville, les autorités locales n’ont pris aucune initiative pour procéder à la réfection des routes, dont l’état inquiète au plus haut point aussi bien piétons qu’automobilistes. Cette situation qui perdure depuis plusieurs années, n’offusque outre mesure les autorités locales, puisque la municipalité de la ville de Sétif, qui a claironné sur tous les toits qu’elle allait prendre en charge le dossier relatif à l’état des routes de la capitale de l’antique Sitifis, n’a pas tenu ses engagements car le cadre de vie du citoyen, qui se dégrade de jour en jour, n’a bénéficié d’aucune attention des élus, dont certains se sont bien occupés de leurs affaires personnelles, parce que l’intérêt de la collectivité, qui patauge dans d’inextricables difficultés, est le dernier souci de nos responsables locaux, puisqu’au titre du programme quinquennal 2010-2014, la wilaya de Sétif a bénéficié d'un budget de 35 milliards de dinars pour concrétiser des projets d'amélioration urbaine à travers ses 60 communes.

Parce que les services de la DUC  de la wilaya de Constantine ont été pointés du doigt en raison du manque de suivi rigoureux de ces chantiers, que le premier responsable de la wilaya a instruit la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) à résilier les contrats signés avec les deux entreprises chargées des travaux d’aménagement urbain dans les cités Filali et Daksi, en raison des énormes retards enregistrés. Le wali n’a pas ménagé les responsables de la DUC auxquels il a été reproché le «manque d’organisation et de célérité dans la gestion des projets d’amélioration urbaine», pourquoi  les deux entreprises concernées par cette mesure ne pourront plus bénéficier d’un plan de charge au niveau de la wilaya car c’est depuis plusieurs mois que les travaux d’aménagement urbain lancés à la cité Filali connaissent un retard considérable, ce qui n’est pas passé sans soulever le courroux des habitants et des usagers de la route, confrontés à moult désagréments. Par ailleurs, la situation a été qualifiée de désastreuse à la cité Daksi, dont les habitants qui n’ont cessé de dénoncer la dégradation continue du cadre de vie, ont tenu à l’exprimer de vive voie en organisant un mouvement de protestation car la situation dans cette cité a atteint le seuil de l’intolérable avec des routes devenues impraticables, des réseaux d’évacuation des eaux pluviales inexistants et un environnement transformé en un vaste champ de bataille.

Au cours de l'émission (Enjeux) de la Chaîne 1 de la Radio nationale , le wali de Constantine a déploré l'inexistence dans le pays d'entreprises algériennes spécialisées dans les projets d'amélioration urbaine. A cette occasion, aussi, il a annoncé que le programme d'amélioration urbaine qui va être lancé prochainement dans toutes les communes de sa wilaya, notamment les grands centres urbains, coûtera plus de 150 milliards de dinars, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain bien sûr car ce programme sera réalisé au cours du quinquennat 2011/2014. Selon le wali, la question nécessite une étude globale, basée sur la réalité du terrain car ce programme est en corrélation avec celui du logement en particulier et avec le plan de restructuration et de modernisation des centres urbains. Il annoncera aussi que les études pour l'amélioration urbaine, dans tous ces quartiers, sont prêtes et que les opérations d'aménagement seront lancées avec la contenance d’un premier plan doté d'une enveloppe financière de 1.200 milliards de centimes, permettant l'aménagement de 85 sites. On dénombre dans ce cadre 75 quartiers dans la ville de Constantine et un ensemble de 106 autres dans toute la wilaya qui seront concernés par l'amélioration urbaine, dont les appels d'offres seront lancés par ordre de priorité, tout en accordant une importance particulière à la création d'espaces verts.

De mémoire collective, la ville de Mila n’a connu pareille clochardisation. La densité des commerces en tout genre porte un sérieux coup au prestige d’une cité censée assumer son statut de chef-lieu de wilaya car la prolifération tous azimuts et incontrôlée des activités commerciales n’est, certes pas, une spécificité locale, mais le hic à Mila, parce que face à l’avancée du phénomène, qui étend ses ramifications jusqu’aux portillons des administrations et institutions étatiques, les pouvoirs publics, impuissants, laissent faire, même si le contribuable est souvent mis devant un véritable dilemme. Et pour cause, les jours de marché, l’accès à certains organismes publics relève du parcours du combattant. N’épargnant ni trottoirs ni chaussées puisque les irréductibles marchands informels font une concurrence déloyale aux autres commerçants exerçant en toute légalité. Dans ce cas précis, des boutiquiers affirmant avoir fait l’objet d’agressions physiques récurrentes commises par des énergumènes, ont vérifié à leurs dépens toute l’étendue de l’incivisme et de l’impunité dont jouissent les marchands informels.                                             

Au moment où les débats sur la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie font du bruit à travers le monde, les habitants de la wilaya de Bouira assistent, impuissants, à la dégradation effrénée de leur cadre de vie. Comme partout en Algérie, protéger l’environnement semble importer peu à Bouira puisque une tournée dans les différents quartiers de la ville suffit pour s’en convaincre. Au chef-lieu de wilaya où l’on devrait se sentir mieux en matière d’hygiène, comme dans les autres municipalités, la saleté gagne du terrain. On ne peut pas traverser une ruelle sans que l’on soit dérangé par les mauvaises odeurs émanant des décharges publiques. Ceux qui sont chargés du ramassage des ordures à travers l’ensemble des chefs-lieux communaux le font de manière aléatoire. Cet état de fait est tel que la préservation de l’environnement dans tout Bouira semble passer au second plan, aussi bien chez les responsables locaux que chez ceux de la direction de l’environnement. Sinon comment expliquer le fait que ces derniers ne prennent pas en charge les questions liées à l’hygiène en milieu urbain, sous-estimant même le danger que cela pourrait constituer sur la santé publique ?

Lors de l’évaluation de l’exécution du second plan quinquennal, le wali de Mostaganem n’a pas pris de gants pour stigmatiser les bureaux d’études et les entrepreneurs qui seraient responsables des gros retards ainsi que des nombreuses malfaçons dont se parent des dizaines de réalisations effectuées dans le cadre du développement de la wilaya. Si le premier responsable de la wilaya a pris à partie certains bureaux d’études dont la conception de certains projets frise l’incompétence caractérisée, c’est parce que sur  le nombre de projets lancés à la faveur des plans de développement, qui s’élève à plus de 170, tous secteurs confondus, il a été constaté que 62 projets accusent des retards d’exécution que l’on attribue au mauvais choix des assiettes d’implantation, à l’incapacité des maîtres d’ouvrage ainsi qu’à l’incohérence des études en amont. Ce qui implique que certains bureaux d’études impliqués dans ce processus de développement ne disposent pas des qualifications de base et que ces retards s’expliquent effectivement par la sous qualification des entreprises, qui se seraient traduites par des retards dans les travaux, d’où un recours systématique aux avenants afin de rattraper les cours des matériaux de construction. Ce qui engendre des surcoûts considérables eu égard à l’envolée des cours de l’ensemble des matériaux. Le wali, qui hérite d’une situation chaotique léguée par ses prédécesseurs, a ordonné le retour à la rigueur à la fois dans le choix des terrains, dans la sélection des bureaux d’études ainsi que des entreprises, tout en appelant au respect des normes techniques, esthétiques et financières.   

Pour seulement l’année 2011, une enveloppe financière globale de 28 milliards de dinars a été affectée à la wilaya de Sidi Bel-Abbés, en prévision du programme de développement local. La somme précitée a été dégagée sur la base d’une étude approfondie de la nomenclature des différents projets soumis  à la tutelle aux fins d’inscription. Les crédits alloués, dans cette optique, doivent permettre de financer la réalisation de quelque 169 projets de développement, réparties entre les différents secteurs d’activités et avec une attention particulière pour ceux ayant une prise directe sur la satisfaction des besoins essentiels des populations locales. Le mode de répartition intersectorielle des crédits de financement, prend en ligne de compte les projets de développement qui ont prioritairement une incidence conséquente sur l’amélioration des conditions de vie des citoyens, particulièrement ceux vivant dans des zones déshéritées, avec un accent qui doit être mis sur le respect scrupuleux des délais de réalisation des opérations et l’amélioration de la qualité des travaux.        

Au sein de la ville d’Alger qui est devenue, en dépit de son riche passé historique,  une ville souffrant du manque d’études urbanistiques et paysagères, accumulant les échecs des différentes politiques d’amélioration urbaine, il suffi que la pluie tombe pour que la ville soit entièrement bloquée. Des cités ont ainsi été inondées en raison des avaloirs bouchés. A Ouled Fayet, où le problème des inondations récurrentes qu’auraient provoquées des travaux d’un chantier, on n’a pas trouvé de solution malgré les assurances de l’APC et des services de l’hydraulique. Les habitants des cités limitrophes, surtout ceux de la cité AADL, souffrent des inondations. Les réseaux d’évacuation sont souvent obstrués par des gravats charriés depuis la partie haute de la ville. Même situation désagréable à Garidi, Kouba, où une flaque d’eau s’est formée à l’intérieur de la cité, obligeant les résidants à patienter à l’intérieur de leurs bâtiments. La boue a envahi tout l’espace. Plusieurs automobilistes étaient également coincés sur les routes, suite à la stagnation des eaux au niveau de certains tronçons. A Aïn Naâdja, la route menant aux Oliviers a été bloquée, au grand dam des automobilistes, obligés de slalomer entre les nids-de-poule. Cette situation est signalée à chaque averse. Qui en est responsable ?

Prenant à contre-pied les analyses et enquêtes sur les origines de la grogne sociale pour un meilleur cadre de vie en Algérie. Le Cnes de Mohamed Seghir Babès a trouvé le coupable à l’issue de sa tournée à travers le territoire national, où il a eu à rencontrer des représentants de l’administration, des élus locaux et la société civile. Son constat est accablant : la défaillance de l’administration et des élus. Le Conseil de M. Babès met dans le même paquet des responsabilités ou de la culpabilité les élus qui sont de l’avis de tout le monde bridés et les représentants de l’état, walis et chefs de daïra.
Un avis partagé par le président de la République dans son message lu par son conseiller, M. Boughazi, au dernier round des assises du Cnes qui s’est tenu à Alger, dans lequel il reconnaît l’échec des programmes de développement en raison de “défaillances de l’administration locale”. Le président du CNES reconnaît aussi par ailleurs la rupture entre le citoyen et l’administration locale qui s’exprime souvent par la méfiance. Il propose, entre autres, le rétablissement de ce lien de confiance, pourquoi il préconise également l’implication à travers la participation du citoyen à la gestion des “affaires” locales à travers un droit de regard, celle de  la démocratie participative car l’état doit céder certaines de ses prérogatives, surtout la gestion et la décision locales, et garder ses prérogatives régaliennes.

Durant son histoire la ville algérienne est devenu le résultat de différents processus complexes dont la croissance rapide actuelle, a mené ces agglomérations vers une gestion de l’espace souvent brutale et mal accompagnée, au point de générer aujourd’hui une accumulation de maux sociaux avec une anomie chez la population algérienne. Parce que ces maux sociaux sont structurellement liés aux problèmes d’urbanismes et de logement, qu’il est primordial aujourd’hui d’appeler à répondre à ces inconvénients avec des actions de grandes envergures permettant une nouvelle organisation des espaces urbains de l’ensembles des milieux urbains algériens afin d’aboutir à une promotion de la qualité de vie au sein des villes et villages et de faire accéder à un plus grand nombre de citadins, une intégration rapide et réfléchie des normes modernes de l’urbanisme ainsi que de l’architecture du paysage car si les citoyens, hélas participent quotidiennement à la dégradation de leurs centres urbains en Algérie, par leur incivisme, au lieu d’être les premiers à protéger leurs paysages urbains, beaucoup de ces citoyens pensent que la ville algérienne peut réussir l’amélioration du cadre de vie de ses résidants puisqu’elle possède le substrat intellectuel et les moyens financiers. Si l’agglomération urbaine contemporaine en Algérie reste toutefois handicapée devant les acteurs de la déliquescence urbaine et le manque de volonté d’intégrer les vraies spécialistes d’aménagement urbain, c’est parce que les autorités locales, durant leurs mandats, ne cherchent pas réellement comment pouvoir défier les obstacles pour atteindre la perfection urbanistique et rattraper le retard cumulé depuis cinquante ans, pourquoi afin de réussir aujourd’hui à rendre la politique algérienne d’amélioration urbaine une réalité pour un long terme, il faut savoir mobiliser les compétences en matière d’urbanisme et d’architecture du paysage, puisqu’ils sont des professionnelles qui maitrisent les actions d’amélioration dans le cadre des projets d’amélioration du cadre de vie des citoyens et aiment à explorer les espaces d’agglomérations en profondeur, tout en expérimentant leurs propres savoir-faire afin de trouver les solutions adéquates à chaque problème urbain et aboutir à une meilleure productivité au sein de chacun des espaces des agglomérations.

Afin que l’actuelle politique d’amélioration urbaine, aussi éphémère qu’elle soit, puisse voir ses actions conjoncturelles s’orienter vers des actions de long terme, qui porteront sur la réponse au défi d’un avenir sans concession pour ses agglomérations, il faut que la politique d’amélioration urbaine soit rénovée et fondée sur une implication totale et directe des spécialistes d’aménagements urbains car sans leurs implications dans les étapes du projet urbain, les actions futurs de la politique d’amélioration du cadre de vie des citadins au sein des agglomérations algériennes, s’avèrent caduc et deviendra juste une rhétorique politicienne, puisque les projets actuels ne font que retarder encore les actions déjà engagées afin d’aboutir vers un fiasco irrévocable dans le processus d’amélioration urbaine en Algérie. Puisque au sein des milieux urbains algériens, il est devenu presque impossible de trouver des citoyens qui seraient satisfaits de leur cadre de vie alors il est temps pour les autorités centrales de veiller à l’avenir de l’amélioration du paysage urbain algérien, tout en mettant en place une rigueur de control pour l’application des lois en vigueures et à venir, concernant l’amélioration urbaine et la gestion des espaces verts, avec une exigence d’une meilleure utilisation des budgets de l’Etat et de l’apport des meilleures compétences en matière d’urbanisme et d’architecture du paysage et cela grâce aux principes de la démocratie participatif, afin que la ville algérienne soit dans un avenir proche un havre de qualité pour les citadins car dans une économie en mutation, l’Algérie doit savoir composer son incompétence en matière d’amélioration urbaine avec l’introduction de la notion du management paysager et de l’architecture du paysage au sein de son réseau d’amélioration du cadre de vie des citadins, pour que chaque agglomération puisse jouer son rôle de complémentarité dans le processus de la politique nationale d’amélioration urbaine et afin que la ville algérienne puisse enfin augmenter son attractivité, tout en améliorant son paysage urbain à taille humain, parce que le développement de l’activité d’une agglomération génère une attraction de cadres d’entreprises, qui viendront s’installer là où ils pensent qu’ils pourront mener une vie telle qu’ils la conçoivent et où la qualité du cadre de vie vient en premier lieu de leur décision, puisque même les considérations financières sont bien après. Comme actuellement les agglomérations algériennes sont gérées comme des villages du moyen-âge des pays occidentaux, il est temps aujourd’hui de considérer les milieux urbains algériens dans leurs situations par rapport à l’espace publique et de cesser de penser leurs développement seulement en terme d’urbanisme car pour pouvoir concevoir l’ensemble des projets urbains comme un système complet et d’obtenir des milieux urbains durables existant avec leurs environnement, il faut que la profession d’architecte paysagiste doit gagner à être davantage en synergie et cela grâce à la création d’écoles d’architecture du paysage et d’urbanisme moderne puisque c’est là que se trouvent les laboratoires de la recherche urbaine et que les spécialistes d’aménagement urbain éprouveront le besoin de se mettre à niveau, tout en intégrant, notamment dans leurs études, les nouveaux procédés et matériaux de construction paysagère mis sur le marché actuel.

Il faudrait également que les maîtres d’ouvrages soient plus exigeants mais aussi et surtout, plus précis, dans le contenu des cahiers des charges soumis aux spécialistes d’amélioration urbaine afin de leurs éviter, par manque de technicité requise pour piloter les projets d’amélioration urbaine dans un cadre paysager, de se trouver obligés de se rabattre sur des bureaux d’architecture en bâtiment qui imposent leurs choix, mais l’idéal, pour le décollage qualitatif de la profession d’amélioration urbaine, serait que les maîtres d’ouvrage veillent à la qualité architecturale des projets urbains tout en y incluant les progrès moderne de l’amélioration paysagère en milieu urbain puisque la défaillance d’aujourd’hui vient surtout de la souffrance des maîtres d’ouvrages et des maîtres d’œuvre de graves problèmes de communication en matière d’amélioration du cadre de vie des citoyens au sein des milieux urbain car des rencontres et des débats en matière d’aménagements paysagers font cruellement défaut durant les expositions spécialisées afin de venir décrisper la situation et aller de l’avant sur un terrain plus favorable à la collaboration pour pouvoir  arriver à créer un meilleur paysage urbain au sein des agglomérations algériennes, tout en créant une dynamique locale comparable à un organisme puisqu’elle donnera autant qu’elle reçoit et sera loin d’une simple rhétorique politicienne.

 

Meziane Abdellah : Architecte paysagiste diplômé de Versailles, membre de l’A.S.L.A, de la C.S.L.A et de la F.F.P, Lakhdaria, Algérie.

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Un demi-siècle d’invocation pour un meilleur aménagement urbain  posté le mardi 27 septembre 2011 21:57

Blog de paysagiste :architecte-paysagiste, Un demi-siècle d’invocation pour un meilleur  aménagement urbain

Un demi-siècle déjà que l’Algérie a retrouvé son indépendance et beaucoup de communes ne disposent toujours pas d’une amélioration urbaine adéquate pour répondre aux attentes de la population locale. A cinquante ans depuis l’indépendance, l’Algérie qui reste toujours dans le cadre des pays en voie de régression urbaine, est-elle à l’heure des aménagements urbains avec un paysage et des espaces verts adéquats?

 

La dotation de la commune de Boudouaou, l’une des plus peuplées de la wilaya de Boumerdès, en équipements publics ne suit malheureusement pas la courbe démographique, qui a connu une hausse importante depuis l’indépendance. D’une commune de quelques milliers d’habitants, Boudouaou est passée à plus de 60 000 résidants. Mais les écoles, collèges, CEM, centres de santé et autres, manquent cruellement. En effet, du côté du Plateau, qui était une surface agricole, les bâtiments poussent comme des champignons et les cités se multiplient sans qu’aucune infrastructure publique, hormis l’université, n’y soit réalisée. Des constructions éternellement en chantier ; routes non goudronnées ; absence de téléphone, de gaz et même d’assainissement ; inexistence d’espaces verts et de terrains pour la pratique sportive; absence d’espaces culturels sont autant de problèmes que les habitants n’ont eu cesse de soulever, comme s’il n’y avait pas d’Etat. 

Dire qu’en Algérie, à la veille de l’indépendance, les responsables pensaient à faire accompagner les aménagements des milieu urbain avec des espaces verts de bonne qualité et adaptés aux grandes lignes de l’architecture du paysage, c’était comme croire à une réalité chimérique car malgré les différents discours des nos responsables concernés par les aménagements urbains, jusqu’au début du XXI eme, seuls les grands projets d’aménagement de bases de vie aux fins fonds du Sahara, étaient souvent dotés d’un programme bien ficelé, avec l’exigence de la présence d’un architecte paysagiste, parce qu’ils étaient souvent exigés par les investisseurs pétroliers étrangers.

Jusqu’à l’adoption de la loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts en 2007. Pour nos responsables, donner une part raisonnable du budget d’investissement urbain à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, avec la mise en place d’une politique d’aménagements d’espaces verts dans un cadre paysager, soit au niveau des équipements (Universités, CHU , etc..) ou des nouvelles villes ainsi qu’au sein des grands projets de promotions immobilières, s’avérait comme un gaspillage, parce que pour certains responsables, le citadin était considéré comme un nomade, donc il n’avait nul besoin d’un cadre de vie agréable sédentaire avec des espaces verts adéquats dans la logique des aménagements paysagers.

Puisque aujourd’hui à travers le monde moderne, il est devenu primordiale pour la réussite d’un aménagement de meilleure qualité au sein des milieux urbains de faire appel aux architectes paysagistes car les espaces verts et les projets paysagers doivent être conçus selon les normes internationales de l’architecture du paysage et où le projet doit être adapté au site d’aménagement, en pensant l’environnement en termes culturels, plastiques, sociaux et écologiques et en lui accordant un entretien permanent réalisé par des jardiniers paysagistes spécialisés. Aujourd’hui en Algérie, que la population a plus que doublé en cinquante ans d’indépendance et malgré que cinq années se sont écoulées depuis la mise en place de loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts, par faute d’adoption des décrets d’application de cette loi par le ministère de l’environnement, on constate que malgré l’effort de certains responsables locaux, qui se sont donné à fond pour faire appliquer cette nouvelles loi, les espaces verts existants, au sein de nos milieux urbains depuis le temps de la colonisation, sont souvent abandonnés et que les nouveaux projets réalisés, durant la période indépendante de l’Algérie, sont souvent dépourvus d’aménagement paysagers, au point que les budgets de gestion et d’aménagement urbains et des espaces verts, sont détournés pour d’autres nécessités, s’ils ne sont pas alloués à des entreprises sans compétences dans l’aménagement des espaces verts et gérés par des architectes de bâtiment qui ne connaissent de l’architecture du paysage et des aménagements paysagers que les distances de plantation ainsi que les noms de quelques arbres et arbustes.

Si en matière d’aménagement des espaces verts, jusqu’à l’adoption de loi relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts en 2007, la société algérienne marchait à l’envers, ce n’est que parce qu’il y avait une absence de législation adéquate pour la gestion des aménagements des espaces verts au sein des milieux urbains et que souvent les responsables concernés pensaient selon leurs propre techniques et leurs économies, peu importe que leurs agglomération urbaines se rompaient et se fragmentaient. En réalité, c’est suite à l’adoption de la loi d’orientation de la ville en Février 2006, qu’une volonté du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement qui s’est avérée fructueuse grâce aux combats quotidiens de quelques architectes paysagistes algériens diplômés de la prestigieuse école de Versailles, que l’Algérie aujourd’hui possède une nouvelle loi qui a pour objet de définir le cadre général, les règles de gestion, de protection et de développement des espaces verts dans le cadre du développement durable de ses milieux urbains et a pour objectifs d'améliorer le cadre de vie urbain, d'entretenir et d'améliorer la qualité des aménagements d’espaces verts urbains existants et de promouvoir la création d'espaces verts de toute nature grâce à l'introduction des espaces verts dans tout projet de construction avec une obligation de prise en charge par les études urbanistiques et architecturales publiques et privées, parce que c’est dans cette logique que l’aménagement paysager du milieu urbain, avec des espaces verts adéquats, s’avérait comme un facteur primordial pour la réussite de l’amélioration du cadre de vie des citoyens algériens dans leurs milieux urbains, pourquoi il s’avère primordiale de faire une application accentue à cette nouvelle loi des espaces verts car avec le temps, elle va embrayer chez les teneurs de décisions la perception d’une vie meilleur au sein du milieu urbain avec des espaces verts, tout en déclenchant la sensibilité et l’attention du citadin par rapport à son paysage urbain car la motivation paysagère au sein des aménagement urbains est avant tout une construction historique, sociale, culturelle et géographique agrémenté par un amour de la nature.

Ce n’est pas parce que l’Algérie d’aujourd’hui possède une loi d’orientation de la ville et une autre de la gestion des espaces verts, que cela veut dire que les problèmes existants au sein de ses milieux urbains vont arriver à leurs fin et que les citoyens algériens puissent enfin jouir d’un cadre de vie de meilleur qualité avec des espaces verts adéquats au sein de leurs agglomérations car si à l’instar des grandes cités européennes de la fin du XIX eme siècle, les élites doivent admettre que le développement des milieux urbains ne peut être laissé au hasard et que pour parer aux conséquences parfois désastreuses de ce développement, il faut savoir contrôler l’aspect paysager du milieu urbain car s’il était longtemps considéré comme un point de vue sur la nature qui s’offre à l’observateur, le paysage urbain doit devenir le point sensible des milieux urbains en Algérie puisque toute beauté est fondée sur les lois des formes naturelles et que l'architecture d'un milieu urbain est d'émouvoir et non d'offrir un simple service au corps de l'homme, pourquoi afin d’aboutir à ce pari, il faut que chaque intervenant dans le domaine de l’amélioration urbaine reste dans le domaine de sa spécialité et que l’urbaniste, l’architecte ou le forestier ne se mêlent pas du travail des architectes paysagistes, qui sont formés pour intervenir dans les processus de programmation, d’élaboration et de réalisation des projets d’aménagement des espaces verts au sein des milieux urbains, sont à la fois concepteurs maître d’œuvres et médiateurs ainsi que les seuls partenaires et les interlocuteurs des décideurs des aménagements des espaces verts paysagers au sein des milieux urbains.

Si l’architecte paysagiste algérien doit pouvoir reprendre sa place de maître de bord des aménagements paysagers au sein des agglomérations urbaines et cela grâce à la volonté de l’Etat, en lui offrant une école de formation des architectes paysagistes, de meilleurs garanties de travail, ainsi que des lois adéquates qui détermineront son rôle et ses interventions dans la logique de la politique d’amélioration urbaine dans la collaboration avec les urbanistes et les architectes, ce n’est que parce que malgré cinquante ans de gestion de nos milieux urbains par des algériens, il s’avère qu’ il n’y a pas de solution unique et miraculeuse pour la réussite des aménagements des paysagers au sein des milieux urbains sans la présence de l’architecte paysagiste en qualité de médiateur car jusqu’à preuve du contraire, il est le seul qui saura réintégrer la ville et le village algérien dans son histoire et sa géographie et de donner une meilleure perspective à l’élan tant engagé ces dernières années à travers les différentes wilayas du pays à des milliards de Dinars, dans le cadre des programmes présidentiels, afin de donner une meilleure qualité de cadre de vie aux citoyens algériens et que le renouveau urbain actuel en Algérie soit le fruit des ambulanciers de l’urbanisme moderne, qui ont déjà su donner leurs preuves à travers les plus beaux milieux urbains du monde contemporain et même des plus petits villages des pays de la civilisation urbaine.

Vivre cinquante ans après l’indépendance dans une embellie financière et avec une rhétorique de la politique d’amélioration urbaine, tout en étant dans un paysage urbain en déliquescence permanente, au point de transformer l’agglomération urbaine algérienne en un théâtre de régression paysagère en continu et loin d’enchanter pour répondre au désir de l’œil et de l’âme du citoyen algérien, ce qui signifie que l’Algérie d’aujourd’hui, sans la présence d’architectes paysagistes décideurs au sein des services des autorités locales, est loin de savoir appréhender les décisions adéquates qui lui permettront de réussir l’aménagement urbain de demain, avec des espaces verts aménagés selon les normes modernes de l’architecture du paysage et de les mettre au service du cadre de vie de ses citadins car tout en faisant des projets improvisés loin de la conscience d’agir dans la logique du développement du projet paysage urbain et de la compréhension de la maitrise du temps et de l’espace, avec une ignorance de prendre les fonctionnements nécessaires, la logique d’y arriver à des dimensions urbaines munies d’échelles de lecture et de représentation du paysage urbain adéquats, ne sera jamais une réalité à chacun de nos milieux urbains.

 

Meziane Abdellah : Architecte paysagiste diplômé de Versailles, membre de l’A.S.L.A, de la C.S.L.A et de la F.F.P, Lakhdaria, Algérie.

 

 

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A la jonction des métiers de la biodiversité urbaine  posté le dimanche 31 octobre 2010 23:33

Blog de paysagiste :architecte-paysagiste, A la jonction des métiers de la biodiversité urbaine

Parce que l'identité et le cachet historique d'une ville se reconnaissent à travers ses sites historiques, son architecture et son paysage urbain, que  se donner au combat pour la réussite des aménagements urbains et le cadre de vie des citadins dans un pays en voie de régression urbaine, comme l'Algérie, s'avère comme une chimère.

En Algérie, malgré le miracle de la nouvelle ville de Ain Témouchent et sa reconnaissance auprès des hautes autorités de la Banque Mondiale et suite à l'arrivée des années de l'embellie des réserves financières. La ville algérienne qui, durant des décennies, a connu une régression urbaine suite à l'extension urbanistique anarchique mené par une absence d'études urbanistiques menés par des architectes anti-progressistes, et qui ont été effectués au détriment du souci de la sauvegarde du patrimoine identitaire de certains milieux urbains. Connaît depuis quelques années d'éternels travaux de réfection de voirie et de réaménagement de ruelles et d'espaces publics des ses agglomérations. Ces opérations qui ont été accompagnées de démolitions et de reconstructions au niveau du tissu des parties anciennes de ces villes, ce qui est considéré par certains comme un massacre de l'ancien bâti pour faire porter atteinte à la mémoire et au passé historique de ces cités, sans vraiment voir l'intervention des quelques  associations de la protection du patrimoine, qui activent localement, puisqu'elles sont restées silencieuses devant l'avancée des engins et du béton, qui influent sur l'impact du paysage urbain, qui reste négligé par les maîtres d'ouvrage et les maitres d'œuvres, qui sont tenus par les délais de réalisation portés sur des cahiers des charges souvent réalisés sans coordination entre les différents métiers de la réussite des améliorations urbaines et du cadre de vie des citoyens.

Ce qui fait de la ville algérienne des amas d'immeubles désorganisés offrant un paysage banal et impossible à vivre pour le citoyen, c'est parce que l'Algérie, à l'instar des pays en voie de régression urbaine, manque de spécialistes, notamment des urbanistes et d'architectes paysagistes, pourquoi les pouvoirs publics qui ont conçu plusieurs édifices en forteresses ont raté l'occasion d'harmoniser les infrastructures avec le cadre de vie des citoyens, pourquoi au sein des pays de la civilisation urbaine, les architectes comme les urbanistes indiquent aujourd'hui, que le rôle du paysagiste en urbanisme consiste à réintégrer la ville dans son histoire et sa géographie, car la ville n'est pas seulement l'ensemble de flux, de masse et de réseaux, mais une évolution des espaces dans le temps. Lorsqu'on sait que le domaine de l'architecture du paysage est loin d'être considéré par l'ensemble des acteurs de la politique urbaine, comme un chef d'orchestre à la jonction d'une symphonie dans le processus des aménagements urbains, où les rôles des architectes et des urbanistes s'avèrent primordiaux, avec l'apport des métiers du sociologue et du philosophe, en passant par les artistes et les autres métiers techniques, car dans la réussite des programmes d'amélioration urbaine, architectes, urbanistes et paysagistes ont en commun de revendiquer chacun cette compétence de réussir le cadre de vie des citadins au sein de leurs habitats.  Même si leurs interventions auprès des maitres d'ouvrages sont parfois certes complémentaires, le plus souvent elles sont concurrentes, pourquoi cette liaison professionnelle constitue un enjeu considérable dans la réussite de la politique des aménagements urbains car si ces trois professions ne peuvent espérer exister ensemble sans conflits fratricides, ils doivent apprendre à travailler ensemble selon des modalités respectueuses pour un intérêt commun et loin du principe de l'identité des différents professionnels.

Parce que l'ensemble des métiers intervenant au sein des projets d'amélioration urbaine sont partie prenante et appartenant à la même logique bienfaisante, que la réussite des aménagements paysagers, au sein des agglomérations urbaines des pays en voie de régression urbaine comme l'Algérie, ne pourra devenir une réalité visible pour les citadins, que si vraiment il y aura l'idéologie de la reconnaissance mutuelle entre ces métiers, qui interviennent dans cette dynamique et tout en reconnaissant la valeur réelle de l'ambulancier de l'urbanisme moderne, qu'on honore en tant qu'architecte paysagiste, au sein des pays de la civilisation urbaine. Puisque durant la première moitié du XXe siècle les architectes, tout en constituant la plus ancienne des professions par rapport à celle des urbanistes et des paysagistes, n'ont pas su s'adapter, à l'arrivée de la commande publique, qui reste l'activité la plus prestigieuse et la plus désirable aux yeux de la plupart des professionnels, qui  représentaient les demandes croissantes de logements sociaux. Alors pour cet état de fait, il a été favorisé la naissance des professions d'urbaniste, puis celle du paysagiste qui a d'abord été appelé jardinier, jardiniste, architecte de jardin, avant de devenir  "architecte paysagiste" et de prendre en France le statut de paysagiste diplômé par le gouvernement (D.P.L.G) et d'ingénieur paysagiste.

Jusqu'au XIXe siècle, la commande quasi unique pour les paysagistes, était celle des jardins et des parcs appartenant aux familles royales et aristocratiques et dépendant de palais, châteaux, manoirs et villas. Elle concernait des architectes, autant que des jardiniers et des peintres et le plus souvent des autodidactes, parce que l'art des jardins en Europe se situait dans le prolongement de celui de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, autant que du théâtre, de la musique, du roman et de la poésie. Comme le paysagiste était au service des princes et de la bourgeoisie commerciale, puis industrielle, dont il fabriquait le décor idyllique et emblématique de la vie publique et privée, alors que le phénomène majeur qui  a suscité une mobilisation de ces hommes de l'art par les pouvoirs publics et les États, était que lors de l'industrialisation naissante en Europe, il avait été le premier à poser la question de l'organisation des villes où affluaient les populations ouvrières puisque c'est en Angleterre, que le théoricien des jardins J.-C. Loudon, dès le début du XIXe siècle, recommanda pour la première fois l'embellissement de l'espace public pour créer des villes saines, agréables et préservées des épidémies, principes qui seront repris dans le réaménagement de Paris par le préfet Haussmann et l'ingénieur A. Alphand, avant qu'aux États-Unis, l'architecte paysagiste F.-L. Olmstead fondera ensuite les principes d'une planification des villes ménageant de vastes espaces publics verts, notamment à Boston et New-York.

L'architecture qui reste un élément fondamental de l'histoire, de la culture et du cadre de vie de chacun de figure comme l'un des modes d'expression artistiques essentiels dans la vie quotidienne des citoyens et constitue le patrimoine de demain à l'instar de l'urbanisme, puisque les urbanistes ont un  métier aussi ancien puisqu'on pouvait déjà parler d'un urbanisme antique, et cela même si au premier rang restaient toujours les architectes. Alors les urbanistes qui descendaient de professions bien établies dont ils se sont différenciés et partiellement autonomisés, doivent savoir, comme leurs collègues les architectes, ouvrir leur champ de vision professionnel aux paysagistes, surtout au sein de certains pays en voie de régression urbaine comme l'Algérie, car même si  l'urbaniste s'avère  une personne connaissant les outils nécessaires à la planification urbaine et travaille en relation étroite avec les élus sur les politiques d'aménagement et la conception des programmes pour améliorer le cadre de vie des citadins, tout en étudiant l'impact des projets d'équipement et de construction en collectant des données démographiques, économiques, sociologiques et recherche les solutions possibles dans un cadre de conception spatiale, et comme jusqu'à maintenant souvent le domaine d'activité de l'urbaniste varie selon sa formation annexe d'architecte, de paysagiste, de sociologue, de géographe où d'économiste et que  même si sa profession n'est pas toujours réglementée, comme celle du métier de paysagiste, alors afin d'atteindre le statut actuel d'architecte à travers le monde, qui est souvent protégé  par des ordres professionnels, le métier d'urbaniste doit se spécialiser dans son domaine spatial de l'espace urbain et laisser  le paysagiste, qui désigne autant les entrepreneurs paysagistes que les ingénieurs et les architectes paysagistes,  se cantonner dans la logique du développement durable de l'aspect environnementale des milieux paysagers urbains et suburbains.

Comme architectes, urbanistes et paysagistes exercent souvent leur métier en majorité sous la forme de la profession libérale, alors la place de l'architecture du paysage ne peut être  qu'associé aux métiers d'urbanisme et d'architecture dans le processus d'amélioration urbaine et des aménagements paysagers, car si les architectes paysagistes sont d'anciens artisans-pépiniéristes, ils ont très vite conquis leur statut de professionnels, pourquoi le terme de "paysagiste" qui est naît peu après la deuxième guerre mondiale et même s'ils restaient cantonnés à la conception des espaces verts sous l'autorité des architectes, avant de rentrer dans les organismes publics d'urbanisme, le plus souvent grâce à une double formation de paysagiste et d'urbaniste.  Au moment où les urbanistes avaient profité de l'abandon par les architectes de la question sociale pour s'imposer et comme alors l'attention croissante du moment était portée à la qualité du cadre de vie et les demandes qui en découlent, les architectes paysagistes, des années 1970, ont profité de cette occasion pour commencer à utiliser la notion de l'architecture du paysage au sein des aménagements des milieux urbains et suburbains, tout en se positionnant avec une matière délicate et exigeante, puisque vivante au cœur de leur pratique et parce que les professions d'architecture et d'urbanisme, qui étaient déjà installées, répondaient mal à cette demande car les urbanistes étaient absorbés par une pratique pour une large part technicienne et réglementaire, et entravés par l'opposition de moins en moins défendable entre l'urbain et le rural et que les architectes qui étaient centrés sur l'objet, avaient pour leur part tendance à négliger la dimension globale des problèmes urbains malgré que la qualité architecturale restera un élément constitutif de l'environnement tant rural qu'urbain.

Alors que dans la conception de bâtiments, où les architectes ne sont pas  concurrencés par les paysagistes et les urbanistes et même si à l'opposé, les architectes interviennent peu dans l'aménagement du territoire, à l'échelle de l'espace global, où le travail est plus souvent régulateur qu'opérationnel. La concurrence entre ces trois professions porte donc principalement sur le domaine intermédiaire de la composition urbaine, où se posent les problèmes les plus immédiatement concrets de l'urbanisme, proches de ceux que connaissaient les architectes et que les paysagistes revendiquaient car s'il était toujours difficile de définir clairement les champs d'intervention des trois professions, il est en revanche plus facile de dégager quelques régularités quant à leurs modalités respectives d'exercice car  les architectes qui se livrent à une pratique urbanistique sont d'autant plus nombreux à chercher hors de leur champ privilégié d'intervention, tout en intervenant même sur le territoire des paysagistes, tout en participant à la conception d'espaces publics, de jardins, ou en proposant des aménagements aux abords des bâtiments qu'ils conçoivent et cela parce que souvent le métier du paysagiste est loin d'être protégé par des lois adéquates et d'un ordre spécifique aux métier de l'architecture du paysage.

Non seulement les architectes paysagistes sont squattés par les architectes dans la maitrise d'œuvre de leurs projets au sein des milieux urbains des pays en voie de développement urbain, alors comme la frontière entre les interventions des architectes paysagistes et celles des urbanistes est la plus floue. Les architectes paysagistes, des pays de la civilisation urbaine, grignotent souvent le champ d'intervention des urbanistes, tout en critiquant la notion même d'urbain car pour eux, les évolutions récentes du territoire ont rendu illisible la frontière entre l'urbain et le rural, tout en rendant nécessaire une approche dégagée de ces concepts, afin de mettre en avant celui de réseaux et d'adopter une échelle de référence qui dépasse celle de la ville et cela parce que si la majorité des architectes et des paysagistes exercent une activité de maîtrise d'œuvre dans le cadre de structures indépendantes, le plus souvent les urbanistes sont présents dans des structures institutionnelles où ils se livrent à des activités de conseil ou d'élaboration de réglementations, au profit de la puissance publique, et notamment des collectivités territoriales.

Comme ce jeu d'orgueil professionnel tripartite n'est pas à somme nulle, puisque chacun de ces trois métiers consacrent leur énergie à des combats stériles, alors que se soit au sein des pays de la civilisation urbaine ou des pays de la régression urbaine, ces professionnels de l'architecture, de l'urbanisme et du paysage ne font qu'empêcher de convaincre les autorités et le public de l'intérêt de leurs interventions dans la politique d'amélioration urbaine et des aménagements paysagers de leurs agglomérations, afin qu'une demande considérable d'amélioration du cadre de vie devrait leur permettre de coexister ensemble car ce sont bien les aires urbaines qui connaissent maintenant la majeure partie de la croissance de la population humaine et que l'aménagement d'une aire urbaine a une influence considérable sur le développement durable ainsi que sur la qualité de la vie des citadins et cela parce que la création de parcs et d'espaces naturels au cœur d'un milieu urbain ne fait que fournir un habitat pour un certain nombre d'espèces tout en améliorant l'expérience de vie des habitants, qui à mesure que la qualité de la vie dans une aire urbaine augmente, ils tirent plus de plaisir de l'endroit où ils habitent parce que des contacts positifs avec leurs voisins et avec l'environnement bâti ainsi que naturel, leur donnent un sentiment d'identification, ou un sentiment d'appartenance à leur milieu urbain même.

Si au début du XXe siècle, on ne parlait pas d'espaces verts dans les milieux urbains et qu'il y avait souvent un ou deux jardiniers rattachés au service de la voirie qui s'occupaient du square du centre ville, pour tailler les arbres d'alignement et qu'ensuite, cela s'est appelé service des plantations, service des parcs et promenades, et puis, dans les années 1970, au moment où il y a eu un développement urbain relativement important en Europe, le terme espaces verts est apparu, et il a donc appelé Service des espaces verts tout en parlant de Service des espaces verts et de l'environnement, ou de l'écologie car  l'aménagement des espaces verts est devenu un point important des politiques d'améliorations urbaines pour les collectivités puisque parcs et jardins se multiplient ou sont réaménagés, pourquoi toutes les constructions, les immeubles et les usines devaient répondre à certains critères esthétiques et s'insérer dans ce que l'on appela le paysage urbain. En 2008, deux faits saillants se sont produits, au point que cette année constituerait tout simplement un point de bascule dans l'histoire de l'humanité car pour la première fois il a été dénombré, au niveau mondial, plus de personnes vivant dans les villes que dans les campagnes et qu'à un autre niveau, la terre a commencé à consommer plus que ce qu'elle n'est capable de produire, pourquoi de fait que le point de non retour se rapprochait et que la question environnementale au sein des milieux urbains devenait de plus en plus existentielle, les acteurs de la maitrise d'œuvre des aménagements urbains, qu'ils agissent dans l'architecture, l'urbanisme ou l'architecture du paysage, devaient savoir ménager leurs forces dans la perspective d'un travail collective et individuel afin de réussir le développement durable pour un cadre idéal de biodiversité au sein des milieux urbains, car depuis quelques années, les citadins, conscient de l'avenir de la terre en général et de leurs milieux urbains en particulier, sont de plus en plus nombreux à souhaiter vivre dans une agglomération plus verte et où la biodiversité à toute sa place car il existe aujourd'hui un refus du tout minéral et une vraie demande pour une nature de proximité dans les milieux urbains.

Comme une part croissante de la population, près de 75 % actuellement, vit dans des agglomérations urbaines qui ne cessent de grandir et que les citadins ressentent plus le besoin de contact avec la nature au sein de leurs milieux urbains, que les personnes vivant à la campagne, alors comme  la nature à l'état brut est quasiment absente des villes des pays en voie de régression urbaine. La solution commence à voir le jour au sein des pays du développement urbain, et cela depuis l'instauration de la loi du paysage ainsi que la Convention européenne du paysage, qui imposent que tout projet architectural doit préciser par des documents graphiques et photographiques, l'insertion dans l'environnement et l'impact visuel des bâtiments ainsi que le traitement de leurs accès et de leurs abords, puisque tout projet de construction architecturale important, fait appel à la nécessite d'intervention de l'architecte paysagiste, en plus de l'architecte et l'urbaniste et cela parc qu'il  a été constaté qu'il manquait au sein des milieux urbains surtout pour les jeunes et les enfants, des endroits pour observer, découvrir et expérimenter la nature et d'éviter de perdre le contact avec elle, pourquoi il est devenu primordiale de faire appel à l'architecture du paysage qui forme de vrais spécialistes du monde végétale aptes à intervenir au sein des aménagements urbains pour préserver les terrains sauvages et les espaces semi-naturels, tout en améliorant la qualité écologique des milieux urbains. 

L'architecture du paysage qui est à la fois domaine d'activité professionnelle et discipline universitaire, consiste à façonner consciemment l'espace extérieur à divers échelles puisqu'elle fait appel à l'aménagement, à la conception et à la gestion du paysage pour créer, entretenir, protéger et mettre en valeur des lieux de façon à les rendre à la fois fonctionnels, agréables à l'œil, durables et adaptés à différents besoins humains et écologiques. Étant donné la nature extrêmement diverse du paysage et des rapports que les hommes entretiennent avec lui, le domaine est d'une portée inhabituelle. Non seulement il s'appuie sur des concepts et des méthodes issus des deux côtés du traditionnel clivage entre arts créatifs et sciences naturelles, mais il intègre aussi des technologies et de nombreux aspects des sciences humaines. Cette complexité se reflète dans les approches très diverses de la discipline développées à travers l'Europe car dans certains pays par exemple, l'architecture du paysage contemporaine tire ses origines de l'horticulture tandis que dans d'autres, elle est issue de l'architecture, de l'aménagement du territoire ou des sciences environnementales, et ailleurs encore de l'agriculture, de la sylviculture ou de l'écologie et de la conservation de la nature. En tant que discipline, l'architecture du paysage se situe au point de rencontre entre sciences naturelles, sciences sociales et études littéraires. Comparée à beaucoup d'autres matières, l'architecture du paysage est une discipline universitaire relativement neuve. Bien qu'un architecte paysagiste allemand, Peter Joseph Lenné, ait fondé une école de jardiniers paysagistes près de Berlin en 1824, le premier cursus universitaire européen n'est apparu que près d'un siècle plus tard, en 1919, dans un pays alors assez jeune qu'est la Norvège. À cet égard, le « Nouveau monde » était en avance sur l'Europe, puisque le premier diplôme d'architecte paysagiste des États-Unis a été créé à l'université Harvard en 1899. Jusqu'au début du XXe siècle, la formation des professionnels du secteur de l'architecture du paysage reste très hétérogène. Certains effectuent un apprentissage auprès de jardiniers ou fréquentent des écoles d'horticulture; des architectes ou des ingénieurs, après avoir acquis des connaissances sur les plantes, tout en travaillant avec des jardiniers, développent la pratique de l'architecture du paysage sur le terrain. Dans certains pays européens, au sein de différentes disciplines dont l'horticulture et la sylviculture, mais aussi l'architecture, des universités proposent des cours sur la conception et l'entretien des jardins, des parcs et des paysages, en mettant l'accent sur la végétation.

Même si au sein des pays en voie de régression urbaine, au XXIe siècle le métier d'architecte paysagiste reste encore assez peu connu et plutôt difficile à cerner par les personnes n'étant pas proches de la profession et cela par cause d'une absence total de véritables réglementations. Au sein des pays de la civilisation urbaine, l'architecture du paysage a su former des professionnelles sachant analyser et comprendre les enjeux des milieux urbains et suburbains afin de mieux les concevoir, tout en sachant donner aux citadins le fruit d'une réflexion artistique et naturelle et comme en un temps record, cette nouvelle discipline a su mettre en place des formations plus cohérentes à travers différentes écoles et universités et même si ces formations sont devenus aussi facilement identifiables que celle des urbanistes et des architectes, alors puisque par manque d'effectif, il ne leur est pas permis la dispersion, il s'avère primordial, à travers les pays en voie de régression urbaine, comme l'Algérie, de créer des écoles et des cursus universitaires pour la formation des architectes paysagistes ainsi que des ingénieurs, car même si la procédure de multiplication des cursus universitaires risque de renforcer les tensions entre les différentes logiques professionnelles difficilement conciliables avec les urbanistes et les architectes autochtones. La création de cursus de formation de paysagistes s'avère nécessaire dans le cadre du développement durable des milieux urbains et de la nouvelle donne de la biodiversité, parce que les architectes paysagistes ne pourront s'imposer et trouver leur place dans la dynamique des aménagements paysagers qu'en étant plus nombreux au sein de leurs pays en voie de développement urbain, à l'instar de ce qu'ils ont su faire au sein des pays de la civilisation urbaine comme les Etats Unis et l'Australie, où le travail de l'architecte paysagiste s'avère à la jonction des différents métiers d'amélioration urbaine et une clé primordiale de la biodiversité et cela parce qu'il a su devenir un acteur incontournable des métiers d'architecture et d'urbanisme puisque par rapport à l'architecte, le paysagiste maitrise le design avec des formes vivantes végétales, ce qui lui donne la garantie d'un aménagement durable et évolutif et que par rapport à l'urbaniste, il sait maitriser la maitrise d'œuvre, ce qui donne à ses projets la garantie de la cohérence entre la planification à la réalisation concrète.

Meziane Abdellah, Architecte Paysagiste, membre de l'ASLA et de la CSLA.

Bibliographie :

  • La Ville, l'Urbain : l'État des savoirs, Paris, la Découverte, coll. «Textes à l'appui», 2000, pp. 215-224
  • LA FORMATION DES ARCHITECTES PAYSAGISTES, Ingrid SARLÖV HERLIN, Experte auprès du Conseil de l'Europe.
  • Elaboration d'une Composante de Programme Urbaine dans MAB, Proposition à l'UNESCO, Jim Birtch, Mai 2004.
  • Durnerin A. (2002). Architectes-paysagistes, horticulteurs et jardiniers à l'Ecole nationale d'horticulture de Versailles de 1874 à 1914. In Racine M. (Edit.), « Créateurs de jardins et de paysages», Arles, Actes Sud/ENSP.
  • Article de Nacer Haniche, «EXTENSION URBANISTIQUE ANARCHIQUE», paru à la «Tribune» du Jeudi 23 septembre 2010, page 16.

 

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A la recherche du salut de l'architecte paysagiste en Algérie.  posté le dimanche 28 février 2010 16:26

Blog de paysagiste :architecte-paysagiste, A la recherche du salut de l'architecte paysagiste en Algérie.

Blog de paysagiste : architecte-paysagiste, A la recherche du salut de l'architecte paysagiste en Algérie. Avec la mondialisation du tourisme de l'environ nement, et sa globalisation, puisque aucune ville dite verte, aucun lieu sain ne semble être épargné, Oran, pourtant réputée à l'échelle internationale demeure désertique et pâtit d'une urbanisation qui ne respecte aucune règle «esthétisante», aucune exigence environnementale; une urbanisation laquelle est l'antithèse parfaite du développement durable que les autorités locales présentent constamment comme quelque chose d'incontournable au point de la légaliser où qu'elle soit.

En ce sens si les services d'urbanisme d'Oran, en particulier municipaux, vantent les mérites des outils d'urbanisme outrageusement dépassés, voir même honnis par la réalité du terrain, et les perspectives d'un développement durable auquel ils ne semblent pas avoir compris grand-chose, ils devraient se pencher plus sérieusement sur ces dossiers qui ont révolté et révulsé l'ensemble des Oranais amoureux de leur ville, comme d'éclaircir l'affaire de ce colosse gargantuesque qui occupe la malheureuse place historique de Karguentah, cet amas d'édifice en béton au rond-point de Lotfi se trouvant d'ailleurs au pied d'arbres dont les racines sont restées des mois déracinées, et cette multitude de constructions qui surgit de manière très désordonnée tout au long du troisième périphérique.

 En fait la question est simple: comment se fait-il que ces constructions d'évidence contestées surgissent-elles à des endroits qui font parler d'eux et qui osent délivrer les permis de construire?

 Oran comme la plupart des villes algériennes ne bénéficie d'aucun sursaut de conscience de l'environnement. Le moindre espace «non occupé» est guetté et est susceptible d'être occupé par une immondice de construction. Tout le monde participe à ce fiasco, aussi bien l'Etat que le citoyen, qui lapident sans aucun remord, le foncier, la terre, l'environnement. Certes, il s'agit là d'un véritable génocide des environnements qu'aucune puissance publique ne semble vouloir arrêter.

 Nous pensons que ce qui peut sauver une ville, soulager ses maux, voire lui permettre de se réconcilier avec la nature, et avec elle-même au travers d'une architecture de qualité, c'est la volonté des hommes, la force de leur sens d'engagement, et non pas un POS ou un PDAU aussi bien établis soient-ils.

 Fort malheureusement, l'actuelle mairie d'Oran est absente, comme toutes celles qui l'ont précédée, elle perpétue la rupture avec le citoyen et au lieu d'agir en hommes et femmes de terrain, en contact constant avec les préoccupations des citoyens, elle agit plutôt en administration bureaucratique qui compte sur les budgets que le pouvoir central veut bien lui donner.

 Hors une Mairie avec un grand M. apprend à gagner son autonomie, se démarque d'abord par son sens de l'initiative, sa volonté de se réapproprier ses propres frontières comme d'encourager le mécénat, protéger ses jardins, arbres et plantes, préserver son patrimoine culturel particulièrement bâti qu'elle valorise… et sa volonté de se faire le lieu idéal de l'épanouissement citoyen. En grande partie, c'est cela un véritable projet de développement durable duquel peuvent espérer bénéficier les générations futures. Et non pas limiter un hôtel de ville à une aire de délivrance d'extraits de naissance (S 12), des fiches de résidence et autres documents officiels et faire croire que l'avenir d'une ville est dans un PDAU et un POS

 La représentation locale doit être capable d'aller au-delà de ces attitudes administratives. Nous fumes tous d'une manière ou d'une autre attirés par l'engagement des maires des villes occidentales, leur combat voire leur acharnement de faire de leurs villes les plus belles les plus attirantes les plus exemplaires possibles.

 Elles enchaînent les concours d'architecture, d'aménagements paysagers, de création artistique et les débats sur tout ce qui est relatif au devenir de la ville. Elles cherchent les investissements qui génèrent de l'emploi et qui leur permettent de remplir leurs caisses.

 Au même moment où nos élus se réfugient dans les mêmes arguments: «ce n'est pas le même contexte, ce ne sont pas les mêmes conditions de travail, ni les mêmes populations». Pourtant de nombreuses fois ils ont bénéficié de stages chez leurs confrères européens et qu'ont-ils appris apparemment: rien.

 Ce qui nous manque c'est un véritable projet de la ville auquel nous prenons tous part. Un projet qui est celui de l'appartenance à un lieu duquel nous nous sentons tous responsables. Un projet comme celui-ci ne peut naître que si une véritable politique de l'éducation citoyenne se met en place, mais avec les meilleurs, pas les plus diplômés, nous disons les meilleurs en termes d'instruction, de culture et d'engagement.

 Cela est encore une fois du développement durable, non pas un POS ou un PDAU, car que valent aussi ces documents s'ils ne sont pas pris en charge par des individus talentueux, visionnaires et ouverts d'esprit qui n'appliquent pas la loi avec rigidité, mais avec souplesse et qui font aimer par leur intelligence émotionnelle la loi. L'absence d'un tel esprit est à l'origine de l'échec de toutes les mesures (réglementaires) importées de l'Europe.

 Nous constatons l'échec du projet de ville algérienne. Alger (Oran de même), est parmi les capitales les plus impropres et les plus invivables du monde. Elle est classée troisième ville la plus sale au monde. A Oran les poubelles font partie du paysage. Il n'y existe pas une seule cité qui fasse exception en terme de propreté et d'entretien du bâti. En plein boulevard de la Soummam, au dos du récent hôtel Royal, des fenêtres sont briquées. Un parking, pourtant pouvant être classé œuvre d'architecture universelle puisque réalisé par l'entreprise des frères Perret est abandonné et démoli en partie pour laisser place à une construction en cours qui ne semble avoir aucun intérêt architectural. La cathédrale d'Oran où sont métissés les apports de trois grands architectes constructeurs de renommée incontestablement universelle: BALLU, le CORBUSIER et PERRET est dans un état de délabrement avancé.

 Et nous passons sur d'autres exemples qui démontrent l'absence totale de la mairie d'Oran. D'autant plus que la ruine fait ses pas au sein même de l'hôtel de ville

 Un projet de ville dépend donc de la qualité des hommes qui la représentent, mais surtout nous le répétons de leur engagement, et un urbanisme efficace n'est pas dans les plans, mais plutôt dans les opérations pilotes comme de lancer le projet d'un quartier modèle où les meilleures architectes sont conviés à y construire, ou celui d'un jardin moderne au coin d'une rue, ou la création d'une rue avec un concept plutôt artistique où les artisans ont la possibilité de se reproduire en toute sérénité, ou la préservation d'un quartier ancien de la pollution des machines et la préservation d'une ruine comme témoignage d'un savoir-faire qui n'est plus.

 Un projet de ville est celui qui fait unanimité et qui témoigne au quotidien de la régularité persévérante de ses élus locaux.

par Benkoula Sidi Mohammed El Habib

Architecte docteur en urbanisme maître de Conférences

http://books.google.fr/books?id=Pt9-5sbgUjMC&pg=PA285&lpg=PA285&dq=architecte+paysagiste+en+algerie&source=bl&ots=0dOCBWWqhf&sig=7Z_EEJUt4RWN7LgticY_QCDfDE&hl=fr&ei=fmQOS5PtKsP94Aa_6ZCZBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CCEQ6AEwBzgy#v=onepage&q=&f=false

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